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mai 26, 2009

PISTE_2 Jardiner: de la culture au partage
Activité quotidienne, loisir, habitude de longue date, art de vivre: le jardinage croise des modalités de temps, d’espace et de connaissances. Dans l’Atelier “Réseaux Sociaux” animé par Jean Yves Ruaux, nous constatons également que c’est une pratique basée sur l’entretien (d’un espace, d’un savoir-faire…) et sur la transmission. Il s’agit donc de savoir en quoi le jardinage peut être à la fois une activité individuellement épanouissante, et socialisante.
Quelle formes de relations peut produire un réseau de jardiniers de tous profils et de tous âges?
POINTS DE CONTACT
Cartographie du rapport au jardin selon: d’une part le degrés d’ouverture de l’espace, du parc public au jardin privatif; d’autre part son contexte, rural ou urbain.

Un jardin chez soi en milieu urbain implique des “facilitateurs” -fournisseurs et prestataires- + la ré-interprétation de savoir-faires: une forme de créativité…

…que l’on retrouve dans toutes les pratiques “alternatives” du jardin urbain à vocation sociale: jardin associatif, investigation des jardins publics pour des activités de groupes, initiation à une flore carractéristique urbaine…

Entretenir un jardin-potager est support d’interactions sociales (prêt, conseils, échange, partages de récolte, entre-aide…) qu’il s’agit de ré-interroger pour mettre en relation les aspirations du jardinage urbain et les habitudes ancrées du jardinage rural.

INSIGHTS_2

Françoise, ancienne psychanalyste, 77 ans, habite la moitié du temps à Paris, l’autre en Normandie, dans une maison de campagne. Pour elle, jardiner est un des grands loisirs de la retraite: elle a commencé par demander conseil à ses voisins avant de se lancer dans un aménagement “programmé” de son potager, en fonction de ses capacités et de son temps de présence. Aujourd’hui, c’est surtout la fatigue physique qui l’empêche de s’y consacrer plus.
“Mon petit plaisir, c’est de déjeuner devant la fenêtre du jardin carré, c’est comme un paysage…”
“C’est volontiers que mes invités et ma famille m’aident quand ils sont en vacances… et de s’occuper de salades, ça les change un peu de leur quotidien!”

André, 84 ans, habite dans l’Oise. Il dispose d’un grand jardin, avec des arbres fruitiers et un potager, mais n’a plus la force physique de le cultiver comme avant. Il regrette que son jardin ne soit plus un espace d’accueil comme avant, un endroit qui attire du monde.Cependant, il continue à parler astuces et conseils de saisons avec ses voisins. Depuis qu’il est veuf, André souffre de la solitude et aimerait recevoir des visites plus régulières.
“J’ai fait 60 kg de compote de pommes du jardin, ce sera pour l’été, quand il y aura mes petits enfants.”

Les Lelièvre habitent au centre de Paris. Pour eux, le jardinage se résume à des plantes vertes pour égayer l’appartement. Ils apprécient les jardins publics, mais ne les fréquentent pas plus que ça. Leurs vacances en Normandie, dans la maison de famille, sont donc une vraie coupure avec leur quotidien: même si les enfants n’ont pas de prédilection pour les activités en plein air, récolter et préparer des produits du jardin est toujours une curiosité de la campagne pour eux.
Un bon partenaire pour alimenter la réflexion serait les jardins de Cocagne : http://www.reseaucocagne.asso.fr/
Et pourquoi pas un projet design de service en coopération avec eux ?